Le Site Officiel de la Commune d'Etzling

En savoir plus sur ETZLING

 

Situation

La commune est à 5 km de Forbach et 7 km de Grosbliederstroff. Le territoire communal couvre  494 ha  dont 72 % sont classés en terre agricole, en prés ou vergers tandis que 19 % sont classés en bois et forêt et 9 % en surface urbanisée.

 

Le relief

Le ban communal fait partie du plateau qui sépare la dépression du Warndt de la vallée de la Sarre. Une grande majorité du ban forme le versant nord d’une petite vallée où coule la Waeschbach. Le village ancien est parallèle au ruisseau, la forêt couvre le tiers ouest du ban communal. Une ceinture de vergers associés à des parcs, entoure les constructions et plus particulièrement sur les versants exposés au sud.

 

La démographie

La population d’ETZLING était de 1209 habitants en 2004 alors qu’elle n’était que de 856 habitants en 1982.

 

La légende de la femme sauvage

Pendant la guerre de trente ans, la population se réfugia  dans les bois environnants pour se protéger des soldats suédois mais une femme avec son nouveau né resta dans le village en pensant que les soldats auraient pitié d’elle et de son enfant. Mais les soldats la maltraitèrent et jetèrent son enfant dans les flammes. La femme, folle de douleurs, erra pendant plusieurs jours dans le village détruit et quand les habitants revinrent après le départ des soldats, la pauvre femme s’enfuit. Elle ne voulait plus aucun contact avec les Hommes et trouva refuge dans une caverne sous un rocher et y resta jusqu’à sa mort. Le refuge porte le nom de .....
« Wildfraulauch ». Il est situé sur le chemin allant à la PFISTERQUELLE sur le ban communal.

 




ETZLING

Etzling, petit village du département de la Moselle, est déjà cité en 1446, mais il ne fut une paroisse qu’à partir de 1893 et une commune indépendante en 1896.

Avant 1888, c’était un village à prédominance agricole. Des ouvriers d’usine, des tailleurs de pierres, des journaliers et quelques artisans : deux forgerons, des tailleurs de vêtements, une chapelière, un cordonnier, un petit magasin d’alimentation et trois cafés.

Etzling reste un village tranquille puisqu’il n’y existait aucune association culturelle ou professionnelle.

La fin de cette période est marquée par la guerre de 1870-1871 à l’issue de laquelle Etzling devint un village allemand jusqu’en 1918.

 

La guerre de 1870-1871

Le 19 juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. C’est une guerre courte, les combats se déroulent surtout en Lorraine. Le 6 août 1870, la 14ème divison prussienne attaque l’éperon de Spicheren : une partie de la population d’Etzling s’est réfugiée vers Cadenbronn et Rouhling mais est rentrée après la bataille de Spicheren.


La paix fut signée à Francfort le 10 mai 1871 : 752 communes lorraines devinrent allemandes ; Des milliers de lorrains refusant de devenir allemand, quittèrent la région, en abandonnant leurs biens et leurs amis.

 

La création de la commune

La commune avait déjà été crée une première fois sous la Révolution française en 1790. Elle fut supprimée sous le premier Empire par le décret du 31 juillet 1812 et rattachée à Kerbach en tant qu’annexe. Le 21 avril 1895, le conseil municipal de Kerbach et son maire décident à l’unanimité de proposer la séparation d’Etzling de la commune principale. Tout le monde signe en faveur du projet. La commune devient indépendante à partir du 1er avril 1896, Après des élections municipales, la première séance du conseil aura lieu le 12 juillet 1896 .
La commune compte alors 486 habitants.

A la veille de la première guerre mondiale, avec moins de 20  ans d’existence la commune est bien équipée : caisse mutuelle avec épicerie, création du corps des sapeurs pompiers (1899), construction d’un dépôt d’incendie (1900); agrandissement de l’école, construction d’un lavoir couvert, création d’une coopérative agricole avec une laiterie ; installation de l’eau courante (1905), installation du premier téléphone (1906), création de l’agence postale (1907) . Elle abrite aussi des institutions de bienfaisance sociale et des confréries religieuses.

Il faut souligner l’influence de l’Abbé Chatelain et Reinstadler qui ont aidé énormément au développement de la commune par leur savoir et leurs conseils.

 

Etzling de 1914 à 1945


Cette période fut marquée par les deux conflits mondiaux. Etzling n’ a pas connu de destructions pendant le premier conflit  mais de 1914 à 1918 , 119 hommes du village étaient sous les drapeaux et Etzling a perdu  16 jeunes gens sur les fronts de Russie et de France.Le 11 novembre 1918, c’est l’armistice.

L’Allemagne est vaincue et l’Alsace-Lorraine retourne à la France dont elle était séparée depuis 1871.La première guerre mondiale n’est pas encore oubliée qu’on parle d’un nouveau conflit imminent. Le 1er septembre 1939 l’Allemagne envahit la Pologne sans déclaration de guerre. Liés à ce pays par des traités,la France et l’Angleterre déclarent la guerre à l’Allemagne le 03 septembre 1939. Le gouvernement avait établi un plan d’évacuation des populations des communes :

Le 1er septembre 1939 à 16 heures, le garde champêtre annonce l’évacuation du village et vers 16 heures les premières charrettes partent en direction de Kerbach, puis Cadenbronn direction Francaltroff : 79 familles partent vers les Charentes pour Chatelaillon ; d’autre part 29 familles partent vers la Saône et Loire pour Montceau-les Mines.

Le retour se fera le 5 septembre 1940 : Les Mosellans revenus en Lorraine après l’armistice de 1940 sont obligés d’adhérer à la D.V.G = Deutsche Volksgemeinschaft (communauté du peuple allemand).Le village avait subis de grands dommages et un pillage systématique. Le 30 novembre 1940, la Moselle est officiellement annexée à L’Allemagne : Etzling appartient au Landkreis de Sarreguemines. Dès le 1er avril 1941 les villages de Bousbach, Kerbach, Behren et Etzling forment une seule commune dont la mairie se trouve à Behren. Vers la fin 1942 et en 1943 l’opposition se mit à grandir. L’entrée en guerre des Américains et le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie redonnaient espoir à la population.

 

La Libération d’Etzling de Septembre 1944 au 18 Février 1945

Schanzarbeit et Volksturm


En septembre 1944, tous les hommes de 16 à 60 ans et même les jeunes femmes sont réquisitionnés pour creuser des tranchées, des fossés anti-chars. C’était un travail titanesque demandant une main d’oeuvre abondante. Des milliers de prisonniers russes y travaillaient. Il fallait même travailler le dimanche. Le fossé anti-chars traverse Etzling de Spicheren à Behren, en passant par le Chausseeland et la Pfisterquelle.


Le 29 septembre 1944 fut crée pour la Moselle le Deutsche Volksturm. Cette fois, il ne s’agit plus seulement pour les hommes de 16 à 60 ans de creuser des tranchées, mais de porter des armes et de combattre. Plusieurs fois les S.A. ont visité Etzling maison par maison pour recenser les hommes. Tout le monde se cachait et ils ne retrouvèrent personne. L’un d’eux fit la réflexion : «Les gosses dans ce village sont tous du Saint-Esprit.»


Au mois d’octobre 1944, on a réquisitionné les vaches, on pouvait juste en garder une pour ses propres besoins. De même les chevaux furent réquisitionnés, il n’en resta que trois à Etzling.

La période des caves et la libération

Début décembre, les alliés approchent et les premiers obus tombent sur Etzling. Tout le monde pense que l’heure de la libération est proche. Les 5 et 6 décembre 1944 les villages de Diebling, Metzing, Nousseviller, Cadenbronn, Bousbach, sont libérés. Mais voilà que pour des raisons de ravitaillement et de réorganisation, les Américains ne poursuivent pas leur avancée. L’offensive de Von Runstädt au mois de décembre dans les Ardennes les oblige même à y envoyer des renforts.


Alors une guerre de position s’installa à 5 km de notre village et durera tout l’hiver. Pendant cette période, la population d’Etzling se terra dans les caves, souvent plusieurs familles dans une même cave voûtée et étayée. Une partie de la population s’abrita dans un abri creusé dans la carrière de grès à une centaine de mètres du village.


De jour et de nuit, le village se trouva sous les tirs de l’artillerie américaine. A chaque accalmie, les gens sortent de la cave pour faire la lessive, nourrir et traire les bêtes. Ils prennent des risques énormes. Cinq personnes sont ainsi victimes des éclats d’obus :


    M. Bour Gérard     18.12.1944
    Mme Schwartz née Martin Marie     21.12.1944
    M. Adam Joseph Schowing     25.12.1944
    M. Hasdenteufel Joseph Egloff     01.01.1945
    Mme Ludwig née Philipp Marie     18.02.1945
    Liste à laquelle s’ajoute Schowing Marcel le  20.01.1945, victime de la barbarie nazie.

Nous vivions de nos réserves constituées en automne : conserves en bocaux, cochon fumé, pommes de terre, pommes, poires et récolte du jardin. Au début nous avions encore l’eau courante, mais vers la fin une conduite fut touchée et il fallait aller chercher de l’eau à la fontaine. Quelquefois, le curé disait la messe le dimanche au presbytère, mais peu de monde y assistait par peur des tirs d’artillerie.
  

Une première offensive a eu lieu début février, infligeant de lourdes pertes aux Allemands, mais les alliés se retirèrent à nouveau sur leur position initiale.
    

L’offensive du 17 février sera enfin la bonne. L’attaque part de Rouhling, Cadenbronn vers Lixing, le Brandenbusch, Kerbach pour atteindre le bois du Ermerich à l’est d’Etzling. Lixing, Kerbach, Behren sont libérés. Plus à l’ouest vers Oeting, des combats s’engagent. Un affrontement se déroule autour du «Wingertsknopf» colline située entre Kerbach, Behren et Etzling. Vers midi les Américains occupent la colline, les Allemands lancent alors une contre-attaque. Six pièces d’artilleries lourdes se mettent en place dans les espaces entre les maisons et ouvrent le feu sur la colline éloignée de 1000 mètres. La réponse de l’artillerie alliée n’a pas tardé et Etzling allait connaître les pires heures de la guerre. Une batterie de Nousseviller tire à elle seule 700 obus sur le village. La contre-attaque se brise contre le tir de barrage des Américains et les attaquants se dispersent et cherchent refuge dans les caves des maisons. Une véritable nuit d’enfer commence pour Etzling, trois maisons sont en flammes et personne ne peut intervenir pour les éteindre, elles brûlent entièrement, il ne reste que les murs.


Le jour suivant, dimanche 18 février, le 3ème bataillon du 275ème régiment continue sa progression et entre dans le village par l’est et le sud, par la rue des moulins. Vers midi, les Américains occupent les carrières direction Forbach et rentrent dans le village par l’ouest. L’artillerie allemande s’était retirée, il reste une seule pièce avec ses desservants et un char sans conducteur, le moteur éteint et le canon abaissé. Vers 15 h 30, le village est entièrement entre les mains des Américains. Etzling est enfin libéré, les soldats allemands se rendirent sans combattre et furent faits prisonniers, quelques uns se sont retirés vers Spicheren.


Les Américains restent au village jusqu’au début du mois d’avril 1945, Forbach et Stiring-Wendel n’étant libérées que vers la mi-mars 1945.
Le 8 mai 1945, l’armistice est signé, l’Europe et libérée du joug nazi.

Les familles attendent maintenant dans l’angoisse le retour de leurs jeunes incorporés de force. Certains ne reviennent que des mois après l’armistice, hélas tous ne reviennent pas. Ils sont au nombre de cinq à ne pas revenir :
    Lauer Jean Pierre
    Schowing Joseph
    Greff Joseph,
    Breit Emile
    Gamel Jean mort en 1940.

Auteur : Bousendorfer Aloyse
Ouvrage : « ETZLING Chroniques du village de ses origines à 1996 »

 

La vie reprend peu à peu son cours normal. Les dommages de guerre financent la reconstruction du village à partir de 1948.  Principaux équipements et évènement communaux  de 1945 à 1995

- Inauguration de l’école primaire en 1960, construction de l’école maternelle en 1968 ;
- Le Crédit Mutuel s’installa dans ses nouveaux locaux en 1978 ;
- Un nouveau local pour la distillerie fut construit à l’emplacement du vieux lavoir  détruit en 1940.
- Début de la création du lotissement du Lohberg en 1980 avec 108 terrains à bâtir ;
- Création d’un court de tennis en 1982
- Rénovation de l’Eglise en 1983
- Création du lotissement « les Cerisiers » en 1987 prolongeant celui du Lohberg.
- Inauguration du réseau de télédistribution en 1991
- Construction de la salle polyvalente à partir de 1991
- Bénédiction de la morgue en 1991
- Rénovation de la rue principale et arrivée du gaz naturel 1994/95.


Différents ouvrages ont été réalisés concernant l’histoire d’Etzling : (disponibles en mairie)

- Chronique du village de ses origines à 1996 par M .Aloyse BOUSENDORFER
- Les habitants de Kerbach-Behren-Etzling  (1567 à 1900) par René NICOLAS et Henri HEIL
- Mon Village de 1925 à 1945 : Souvenirs d’une villageoise d’Etzling par Norbert BECKER

 


 

Le Blason

Le lion rappelle les seigneurs de Forbach, anciens possesseurs d’ETZLING.
Les bois de cerf et la croix sont l’emblème de Saint Hubert, patron de la paroisse.


 

 

blason